vendredi 24 avril 2009

Mon copain Bill Callahan...


On s'était pas quitté en très bons termes, Bill Callahan et moi. Pas vraiment fâchés non plus... juste l'impression qu'on avait plus grand chose à se dire. Pourtant, ça faisait longtemps qu'on conversait lui et moi. On s'était déjà croisé deux ou trois fois sans s'adresser la parole mais le jour où on s'est véritablement rencontré, c'est complètement par hasard sur le petit Ep de "Cold Blooded Old Times". Il y avait cette version alternative de I Break Horses (avec Jim O'Rourke au piano, je crois. Sans blague, j'ai envie de chialer quand j'y pense). Ça m'avait tout retourné. Entièrement, de bas en haut. On la retrouve sur la compilation "Accumulation: None" cette version. Après, dans le désordre, il y a eu "Dongs of Sevotion", "Red Apple Falls", "The Doctor Came at Dawn" etc... Je l'avais même suivi dans sa JJ Calitude progressive contrairement à certains de ses fans qui lui avaient reproché de brader sa voix, de se transformer en papy. Mais quand il a repris son nom pour sortir cet album "Woke on a Whaleheart" avec ce ton guilleret, cette joie de vivre béate... Non, j'avoue que j'ai craqué. La mort dans l'âme, j'ai envoyé ce pauvre Bill dans la catégorie "it's complicated" (il y a retrouvé Cat Power, ils avaient sûrement des choses à se dire...). Et puis, et puis... ma curiosité me pousse à écouter le tout frais sorti "Sometimes i wish we were an eagle" et joie! je retrouve mon Bill en pleine forme, parfois bien plombant comme je l'aime. On est encore loin des sommets de (Smog) mais je ne désespère pas de reprendre un jour une claque comparable à celle d'il y a dix ans.

dimanche 19 avril 2009

Enfants Illégitimes #2


Cotton Jones Basket Ride, c'est un peu John Lennon qui chante du Otis Redding... Qui a dit "capillotracté"?


mercredi 15 avril 2009

The Twilight Sad



J'étais complètement passé à travers The Twilight Sad à la sortie de leur album. Le nom même du groupe ne me disait strictement rien et sans un heureux hasard, il en serait probablement de même aujourd'hui. Et ce serait bien dommage parce que The Twilight Sad est typiquement le genre de groupe qui me plaît. Argumentation en cinq points:
1)The Twilight Sad est un groupe de Glasgow et c'est un excellent début.
2)James Graham, tellement écossais qu'il roule les "R", me fait furieusement penser à Phil Elverum (alias Dieu).
3) Le nom de leur album, "Fourteen Autumns, Fifteen Winters" est un hommage détourné à Melody Nelson et c'est la classe.
4)The Twilight Sad possède une vraie identité graphique, belle et inquiétante. J'aime les groupes qui soignent leur graphisme. Chaque pochette de EP ou d'album vaut le coup d'oeil.
5)L'album sonne merveilleusement bien, comme une rencontre entre les Smiths et The Microphones. Plein de guitares, des mélodies superbes et des roulements de "R" à la pelle.
Deux morceaux en écoute pour vous convaincre: