jeudi 6 mars 2008

Roscoe (Acoustic)

A mes yeux, « Roscoe » est probablement l'un des singles les plus imparables de ces dernières années, le genre de morceau qui vire à l'obsession dès la première écoute (en tout cas, en ce qui me concerne). Elle fait partie des chansons que je suis pratiquement incapable d'écouter une seule fois, que je me passe et repasse jusqu’à plus soif... Pourtant, à bien y regarder, « Roscoe » n’est pas un single typique. Le morceau n’est pas aussi immédiat que, mettons, n’importe quelle chanson des Shins. Il n'y a pratiquement pas de refrain réel, ni de mélodie de chant bien établie. Tout semble construit sur la rythmique de guitare et sur cette voix, un peu désabusée, qui se ballade tout le long du morceau, comme si les paroles ne contenait qu'une seule et même phrase. Généralement, la version acoustique d'une chanson nous en apprend sur sa structure. Elle nous révèle le squelette du morceau, fait ressortir la mélodie d'origine sur laquelle il est bâti. Or, ici, on se rend compte en écoutant ce « Roscoe (acoustic) » que le flou reste entier. Cette version en fait un morceau très différent de l'original. Ce n'est plus la même chanson. Et pour cause, il n'y a rien à la base. Juste un type qui chante et des guitares. L'énigme reste donc entière : Pourquoi « Roscoe » est-il un single si puissant? Dans le fond, vous me l'accorderez, on s'en fout royalement parce c'est tellement génial qu'on a juste envie de l'écouter encore et encore et encore...
Midlake - Roscoe (Acoustic Version)

lundi 3 mars 2008

Salinger rules!

Holden est l’un des secrets les mieux gardé de la pop française. Gardé d’ailleurs jalousement par une poignée de fans qui attendent avec impatience les albums de ce groupe qui, fait rare, ne déçoit jamais. Comme je vous aime bien (si, si), je vais vous en causer deux minutes parce que l’obscurité, ça va un peu mais ça n’a jamais fait bouffer personne. Les centaines de milliers de lecteurs de ce blog ont le droit de savoir, aujourd’hui, que Holden est le meilleur groupe français de tous les temps (en tout cas, de tous les groupes dont aucun membre n’a eu de démêlé avec la justice lituanienne). En vrac, la musique de Mocke et d’Armelle (les deux membres à part entière du combo), c’est à la fois : La légèreté sixties. Les guitares du Velvet. Des rythmiques jazz. Des mélodies délicates et intelligentes. Des paroles douces et amères, belles et sombres. Une voix candide et intrigante. Une production raffinée et savante, que l’on doit sur les deux derniers albums, à Uwe Schmidt alias Atom alias Senor Coconut. En théorie, vous devriez déjà être en train de saliver…
Voici trois morceaux issus respectivement de « L’Arrière-Monde » (1998), « Pedrolira » (2002) et « Chevrotine » (quel nom génial !) (2006).





samedi 1 mars 2008

Mes amis sont des gens bien...

C'est un couple d'amis bienveillants qui m'a fait découvrir "Eureka". Honnêtement, bien qu'il ait tourné régulièrement sur la platine et que je l'apprécie beaucoup, j'avoue que j'ai mis le temps avant de tomber en pâmoison devant cet album, pourtant excellent. J'avais déjà beaucoup d'admiration pour le boulot de Jim O'Rourke en tant que producteur (On lui doit quand même "Knock Knock" et "Red Apple Falls" de Smog) ou comme renfort de luxe pour Sonic Youth (sur le très beau "Murray Street", par exemple). Je savais aussi que Jim avait poussé le bouchon experimental un peu plus loin avec l'immense Fennesz (FennO'berg) ou en solo, sans oublier Gastr del Sol (en particulier l'album "Camoufleur"). Bref, en un mot comme en dix, le CV de Jim O'Rourke, c'est la grand classe. Ce que je ne pouvais pas savoir, c'est que Jim avait sorti l'un des plus beaux disques de guitares de tous les temps. Car franchement, qui se douterait que derrière cette pochette, se cache un chef d'oeuvre? Pas grand monde... Ne me demandez pas comment je me suis retrouvé à écouter "Halfway to a Threeway EP", je n'en sais rien. Tout ce que je peux vous dire, c'est que j'ai pris une claque magistrale.


Sur You Tube, il existe une video de ce morceau en live. C'est prodigieux!