mercredi 16 juillet 2008

Programme/Encre

C'est en écoutant Le Morceau Caché, dans lequel on parlait de Arnaud Michniak (Diabologum, Programme), que m'est venue l'envie de vous parler de Encre. Découvert en 2001 grâce aux sempiternels Inrocks, Yann Tambour alias Encre est clairement un rejeton de Michniak, même si ce dernier est bien plus radical dans sa démarche. La musique de Encre est composée d'instruments très classique mais souvent hachée, sur des rythmes syncopés. Sans être aussi "expérimental" que Programme, Yann Tambour pose un flow à la fois chuchoté et rageur qui rappelle celui de Michniak. C'est particulièrement frappant lorsqu'on met face à face "Marbres" et "Mon Geste/Lundi" les deux morceaux en écoute ici.



Discover Encre!



Discover Programme!

lundi 14 juillet 2008

Playlist

Une nouvelle playlist pour tenir chaud durant cet été polaire.

Des trucs comme Micah P Hinson (qui sort un nouvel album, Oh Joie!), Get Well Soon, Labi Siffre, Suzanne Vega, Shearwater (dont il faudra qu'on cause à l'occasion), Fridge, le plus beau morceau de Kate Bush (sauf tout l'album The Dreaming), I Am Kloot, Otis Redding, Paul McCartney (très bon sur ce coup-là) et d'autres choses de la sorte.

En prime, une photo de Groucho qui n'a rien avoir avec tout cela.

dimanche 13 juillet 2008

Back to Beck


Sans savoir réellement pour quelles raisons, la sortie d'un nouvel album de Beck a cessé d'être un évènement à mes yeux depuis "Sea Change". Je pense que j'avais fini par ne plus éprouvé la moindre surprise en l'écoutant; cette surprise qui m'avait motivé à écouter jusqu'à la lie le bordélique "Odelay" ou le très mou mais très agréable "Mutations". Reste que ce n'est qu'avec une moitié (voire un quart) de curiosité que je me suis calé "Modern Guilt", la semaine passée. Doigts de pied en éventail sur un transat, j'attendais de voir ce que le génial Danger Mouse pouvait avoir insufflé au talent un peu fatigué de Beck. Ben pas grand chose, au final... Mais "Modern Guilt" a le mérite d'être un chouette disque, ce qui n'est déjà pas mal, en définitive. Il y a même quelques très bons moments comme par exemple avec Orphans, le morceau d'ouverture en "duo" avec Chan Marshall (plutôt choriste en fait) ou encore la chanson Modern Guilt à laquelle je trouve un air Vitalic. A vous de voir...



Discover Beck!



Discover Beck!

vendredi 20 juin 2008

Cultissime#1 : Mercury Rev-Deserter's Song


Parler d'un album culte, voire cultissime, ne peut finalement avoir que peu d'intérêt. Si ce n'est que ces albums, on a parfois tendance à les oublier dans le fin fond d'une discothèque et c'est toujours avec un petit frisson qu'on retombe dessus. "Deserter's Song" de Mercury Rev fait partie de ceux-là et à plus d'un titre.
D'abord pour cette pochette, joli clair-obscur un peu énigmatique, qui pose tout de suite l'ambiance. On voit bien qu'on est pas là pour rigoler des masses. On dirait un Nick Drake au bout du rouleau, c'est dire.
Ensuite, un chanteur, Jonathan Donahue, un peu controversé à l'époque puisqu'il prend plus ou moins la place du leader original, David Baker. La voix de Donahue, qui frôle parfois le mimétisme total avec celle de Daniel Johnston, est à la fois agaçante, géniale et un peu fausse. On ne sait pas toujours sur quel pied danser tant on a, sur certains morceaux, l'impression qu'il en fait des tonnes.
Enfin, la musique de Deserter's Song marche constamment sur la corde raide du kitsch le plus dégueulasse. Des violons, des trompettes, des saxophones, des flûtes, des scies, des pianos, des guitares etc... l'album est bourré d'instruments jusqu'à la gueule. Le studio d'enregistrement devait être encore plus encombré que pour les sessions de Neil Hannon... Sur presque chaque morceau, on frise l'overdose mais pourtant, par je ne sais quel miracle, tout tient toujours en place.
Last but not least, un morceau d'ouverture absolument sublime: "Holes" qui est à la fois LE morceau de l'album et l'album en lui-même. La grande classe...


A ECOUTER FORT!


Discover Mercury Rev!

mercredi 18 juin 2008

Flonflons

Ils sont nombreux les groupes qui, depuis peu, ont débarqué avec leur musique flonflon-foutraque. Personnellement, je dois avouer que cela a tendance à m'agacer sérieusement. Je n'ai rien contre l'accordéon et le tambourin, mais bon... Le groupe d'aujourd'hui, Bowerbirds fait sans aucun doute partie de cette famille. Un chant très proche de Zach Condon, des choeurs en veux-tu en voilà, un petit côté hippie/romantique: on se croirait dans un album de Beirut et Dieu sait que je ne porte pas Beirut dans mon coeur. Bien sûr, il y a des jolis morceaux et c'est bien là le problème. Condon, tout comme son "clone" Bowerbirds, au moment où vous vous apprêtez à leurs tourner définitivement le dos, peuvent vous foutre en l'air avec une chanson qui tue. Sans avoir le talent mélodique de Jonquil ou la classe naturelle de Grizzly Bear, ces gars-là sont capables de vous refourguer un album entier pour un morceau de trois minutes. Comme je sais que vous êtes des gens très occupés et que vous détestez perdre votre temps, voici largement de quoi poser dans les soirées branchées sans trop vous fatiguer.



vendredi 13 juin 2008

I Am Kloot

J'avais découvert I Am Kloot en 2001, au hasard d'une compilation des Inrocks. Il y avait ce titre, "Twist", qui me faisait furieusement penser aux Beatles dernière période. C'est aussi une époque pendant laquelle j'écoutais beaucoup l'album Ram de McCartney et il est possible qu'une sorte de soupe se soit faite alors dans mon cerveau. Bref, même si j'aimais beaucoup ce morceau, je n'avais pas ressenti le besoin d'aller voir plus loin. Impression qui se confirma lorsque sur un conseil, j'écoutai le deuxième album, éponyme. La musique de I Am Kloot ne me touchait définitivement pas, affaire classée. Il y a quelques semaines, toutefois, par l'intermédiaire de Last FM, un autre de mes amis, dont les goûts sont loin d'être douteux (Bien qu'il aime le dernier Radiohead...) me recommandait chaudement "Play Moolah Rouge", le dernier album des Mancuniens. Bien plus proche du Dylan électrique que des Beatles, ce disque m'a immédiatement séduit. Le chant de John Bramwell est tendu, toujours à la limite de la rupture voire du pathétique. Les guitares jouent fort et sont beaucoup plus présentes que dans mon souvenir. L'album n'est pas parfait mais je le trouve assez émouvant dans son ensemble. Un peu à l'image de "Chaperoned", sorte de slow improbable sur lequel Bramwell se casse la voix de manière très/trop démonstrative.

vendredi 6 juin 2008

Muppets

The Last Shadow Puppets, c'est un peu comme si vous mettiez tous les ingrédients de la totale branchitude dans un shaker, que vous mélangiez puis buviez une gorgée en sachant que ça ne peut que goûter la merde et Oh surprise! vous êtes forcés d'admettre que c'est plutôt pas dégueu. Composé d'Alex Turner (chanteur des Arctic Monkeys), Miles Kane (frontman des Rascals) et de Owen Pallett (Final Fantasy, Arcade Fire), ce super groupe façon Colette, en revendiquant des influences comme Ennio Morricone, Scott Walker ou Burt Bacharach, avait tout pour créer un solide buzz avant même la sortie de l'album. Autant dire que j'y suis aller à reculons. Et pourtant, The Age of Understatement, sans être indispensable, contient quelques jolies choses et tient même plutôt bien la barre sur la longueur. Le mariage entre les cordes-western de Pallett et les mélodies catchy de Turner fait souvent mouche. La voix du leader Monkeys, british à mort, est quant à elle plus caressante et sexy qu'à l'habitude. Pour preuve, en écoute, "Standing next to me", single très Smiths, et pratiquement imparable.

mardi 3 juin 2008

Proměna (povídka)

C'est le mini buzz de ces beaux jours: Gregor Samsa sort son nouvel album, "Rest". Tirant son nom du héros de La Métamorphose (pour les plus incultes d'entre vous... Dieu sait qu'ils sont nombreux hin hin hin), le groupe américain avait navigué jusqu'ici dans un post-rock plutôt classique sans être toutefois dénué d'une certaine classe. {55:12} paru en 2006 avait ce côté à la fois accidenté et feutré que l'on attend généralement de ce type d'album. Avec "Rest", Gregor Samsa pousse plus loin vers l'expérimentation et se rapproche gentiment de la musique contemporaine. Ce n'est pas du Pierre Henry ni du Fennesz mais on sent une envie chez ce groupe de sortir des poncifs du genre et j'aime ça.

vendredi 30 mai 2008

Hop!

Une playlist toute neuve pour commencer le moi de juin.

Au programme: Sonic Youth, Encre, Faust, Sebadoh, ISAN, BR OAD WAY , Boards of Canada, Harry Nilsson, Gastr De Sol, The Shins, Malcolm Middleton, Gregor Samsa etc...


Comme d'habitude, on va sur la droite et on clique sur "PLAY"!


Sous vos applaudissements...

dimanche 25 mai 2008

Kris Dane

Le voilà, il est là! Enfin, presque... Le nouveau Kris Dane est bientôt dans les bacs et c'est une excellente nouvelle. Second volet d'une trilogie, "Rise & Down of The Black Stallion" remplit toutes les promesses annoncées par son prédécesseur.
Entre le Tom Waits (deuxième période) et les meilleurs albums solo de Mark Lanegan, le nouvel album de Kris Dane & The Banned est plus âpre et plus énergique que "Songs of Crime & Passion" mais conserve toutes ses qualités d'écriture. Les voix, quant à elles, sont toujours extraordinaires. Pour vous le prouver, trois morceaux en écoute.
L'album est déjà disponible sur la plateforme de téléchargement légal Emusic.


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mardi 20 mai 2008

Sebastien Monnoye

Que les choses soient claires, Sebastien Monnoye est un ami. Cela ne m'empêche pas de lui trouver du talent mais au moins, c'est dit. Depuis quelques années, il crée, avec sa compagne Ingrid Simon, des performances video/danse contemporaine dont il compose toujours la musique. Il est également membre du collectif Elphémerrances dont j'aurai certainement l'occasion de vous reparlez. Quelque part entre Mùm, Isan et les premiers Brian Eno, sa musique me touche depuis longtemps et je suis heureux qu'il se soit enfin décidé à s'y atteler sérieusement. Il y a quelques jours, j'ai eu l'occasion d'assister à l'une de ses bordéliques sessions d'enregistrement dans son appartement. Je suis reparti avec cette petite perle sous le bras. Je suis donc tout content de pouvoir vous en faire profiter.


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samedi 17 mai 2008

Fuck Buttons

Il existe des chansons d'une telle puissance pop, d'une telle évidence mélodique, qu'elles vous frappent de plein fouet et laissent KO le sourire aux lèvres. A l'inverse, certains morceaux refusent de vous donner la bectée et vous obligent à faire preuve de patience et d'obstination. Des artistes comme Fennesz, Jim O' Rourke ou Phil Elvrum demandent une écoute active et attentive si vous voulez entrevoir la beauté de leur travail. Le résultat n'en est que plus jouissif. Je les classe dans la catégorie: "Les morceaux qui se méritent". Sweet Love for Planet Earth de Fuck Buttons en fait partie.

samedi 10 mai 2008

See Lion Woman

Je voudrais juste vous signaler ce magnifique blog découvert il y a un mois. "The Lion" propose chaque jour une photographie et un morceau en téléchargement gratuit. L'idée étant bien sûr d'écouter la chanson en regardant la photo. C'est sobre, souvent très très beau et bien que je sois hyper jaloux du truc, je ne résiste pas à l'envie de vous le faire partager. L'adresse est dans ma liste de liens ou en cliquant tout simplement sur le titre de ce post.

mercredi 7 mai 2008

M.Ward

J'avais écouté Transistor Radio au moment de sa sortie sans être vraiment séduit. J'avais donc pris la décision de ranger M.Ward dans ma catégorie "je ne comprends pas ce qu'on lui trouve", catégorie dans laquelle on trouve également Sufjan Stevens, Andrew Bird ou CocoRosie... En lisant les notes de pochettes du dernier Bashung, je fus surpris d'y apercevoir son nom, crédité sur certaines parties de guitares. N'en déplaise aux anonymes, j'étais tellement sous le charme de Bleu Pétrole que j'ai décidé de lui donner une autre chance (je suis un type qui croit à la 2e chance, moi). De façon aléatoire, je suis tombé sur Transfiguration of Vincent, le troisième album studio de Matt Ward. Ecrit en hommage à Vincent O'Brien, ami proche de Ward, ce disque est tout simplement merveilleux. On a l'impression d'écouter le chef d'oeuvre d'un type, ce qu'il a fait et fera de mieux dans sa carrière. Magique, complètement hors du temps, Transfiguration pourrait tout autant prendre place aux côté d'Harvest que d'I'm Wide Awake, It's Morning (le seul et unique album réellement audible de Bright Eyes). Trois morceaux de l'album en écoute pour vous convaincre.
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mercredi 30 avril 2008

Dans le noir.

Je ne veux pas vous la jouer beauf en pinçant la corde romantico-mièvre-peine de coeur, mais vous admettrez que certains morceaux se prêtent particulièrement bien à une écoute dans le noir. Le noir complet. Pas la lumière tamisée, genre ambiance"Regardez-comme-je-suis-malheureux" ou "tu-as-bien-compris-où-je-veux-en-venir". Je parle de morceaux qui s'apprécient mieux dans le noir que dans n'importe quelle autre circonstance. Je ne peux pas l'expliquer mais ça me donne l'occasion de vous causer de l'émission radio Le Morceau Caché "menée de main de maître" (ha ha ha) par Mickaël Mottet et Flavien Girard ( tous deux membres de Angil & The Hiddentracks). Sur un ton du style "Si vous pensiez écouter de la bonne musique, on va vous prouver le contraire", ils nous parlent musique sur un thème choisi par leurs soins. C'est intelligent, drôle, radical et même parfois snob. Bref, tout ce que j'aime. Les émissions sont disponibles en podcast sur le site "Froggy's Delight" (en bas de la page en lien ici) et y sont ajoutées plus ou moins une fois par semaine.


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